C'est de loin les jours les plus sauvages de tout OTHER pour l'instant. Ce sont aussi les paysages les plus austères et les plus rudes, avec ces immensités qui peuvent presque être un peu angoissantes. On déplore bien sûr de ne pas pouvoir se renseigner sur la météo avant de partir, ce qui nous ferait gagner un peu en sécurité... On peut dire qu'on en a un peu bavé, pas tant au niveau musculaire (on commence quand même à être plus que bien entraînés ! ) qu'au niveau confort. Une petite anecdote, à la fin des 9 jours, on s'est installé dans un restau, la porte ouverte mais un poêle allumé. Et là, on a compris qu'on avait trop chaud ! Ces quelques jours, tout le temps dehors, on s'est habitué au froid, et une source de chaleur nous parait de trop !

Niveau paysage, on s'est rendu compte en redescendant plus tard dans une vallée à 3600 m, que les arbres sont un des éléments qui manquent cruellement à notre référentiel d'habitant de zone tempérée. Là-haut, sur le plateau, on a conscience qu'il n'y a rien d'autre que de l'herbe rase, sans plus. Mais le sentiment de manque se fait sentir quand on revoit des arbres, leur feuillage rassurant et l'écran qu'ils font par rapport à l'horizon. L'immensité est parsemée de verdure, on se retrouve dans un espace connu.

Alors Philippe, tu fais le tour en genou-flexions ?

philippe